Un dialogue étonnant...

Publié le par Stephanie Bochard

Les élections, nous en avons parlé il y a peu, mais c'étaient celles de la dernière fois... Pour celles-ci, je dois avouer que je suis bien embêtée! Vu la cata de la dernière fois, j'ai tenu à m'inscrire, mais que vais-je décider... Je n'en sais rien. Je suis donc allée sur les sites des deux candidats principaux, j'ai envoyé quelques questions qui n'ont jamais eue de réponse, puis il m'est arrivé ça par mail, sans que je n'ai rien demandé:

Chère Madame, cher Monsieur,

Dans quelques jours maintenant, les Français vont devoir élire le prochain président de la République, et, par leur vote, engager l’avenir de notre pays, à un moment où il doit faire face, tout le monde en convient, à des enjeux essentiels. Des solutions qui leur seront apportées dépend, plus que jamais, le futur de notre société et donc celui de nos enfants.

Notre pays est un grand pays. Le rayonnement de la France dans le monde est grand, et il est surtout porteur d’espoir pour de nombreux peuples en proie à tellement de difficultés.
Or, pour l’immense majorité d’entre eux, le seul contact qu’ils auront jamais avec la France sera l’image que les Français de l’Etranger leur apportent.

Je suis très conscient de cette responsabilité qui est la vôtre, comme je suis très conscient des problèmes spécifiques qui sont ceux des communautés d’expatriés. La présence française à l’étranger est un élément capital de la politique de notre pays, politique économique et culturelle, et j’estime qu’elle doit être encouragée, soutenue et renforcée.

Elu président de la République, je veillerai tout d’abord à ce que le réseau de nos établissements d’enseignement à l’étranger, déjà le premier au monde, soit non seulement maintenu, mais développé. C’est en effet l’une des préoccupations majeures, et bien naturelle, des parents amenés à s’expatrier pour des raisons professionnelles que de pouvoir assurer là où ils se trouvent la meilleure éducation possible pour leurs enfants. De plus, le système d’éducation français est sans aucun doute l’un des plus performants au monde, et partout où il existe une école française, on sait bien que très nombreux sont les enfants étrangers qui la fréquentent. Nous avons ainsi, grâce à ce réseau d’établissements, un moyen extraordinaire de développement de notre langue, de notre culture, de notre conception de la société, de notre influence dans le monde, que nous devons mieux et davantage utiliser. Et là où le nombre d’enfants français ou francophones ne serait pas suffisant pour ouvrir une école, une négociation sera entreprise avec les gouvernements des pays concernés pour la présence d’enseignants français au sein des écoles locales.

Les conditions d’accès des enfants de Français expatriés au service public scolaire doivent être les mêmes que celles des enfants de métropole, cela va pour moi de soi, car il s’agit du principe de l’égalité des citoyens devant la loi. Il n’est pas acceptable que certaines familles françaises soient obligées d’inscrire leurs enfants dans des écoles étrangères faute de pouvoir payer les droits d’écolage dans les établissements français. Le développement du réseau scolaire permettra également à un certain nombre d’enseignants résidant à l’étranger, et je pense essentiellement aux conjoints, de trouver un emploi leur permettant de poursuivre leur carrière administrative, avec un recrutement prioritaire.

Il me paraît, d’autre part, juste et légitime que les Français de l’Etranger puissent bénéficier d’une protection sociale identique, avec des modalités d’adaptation à définir, à celle dont bénéficient non seulement leurs compatriotes habitant la métropole, mais aussi les Etrangers résidant en France. A cette question est reliée celle du retour et de la réinsertion sociale, à la fin de la période d’expatriation, et, indirectement, celle de la valorisation professionnelle de l’expérience acquise. Trop souvent, en effet, je le sais, l’expatrié rentrant au pays est plutôt pénalisé dans sa carrière, ce qui n’est pas acceptable.

Ces mesures, qui sont des mesures de simple justice sociale, et que je m’attacherai à mettre en œuvre sans délai si je suis élu, peuvent être financées de différentes façons, en faisant par exemple appel au système mutualiste et au partenariat socio-professionnel, et elles feront l’objet d’une étude spécifique dans le cadre de la réforme globale des systèmes de retraites qui sera l’un des grands chantiers du prochain quinquennat.

Je souhaite d’autre part que le réseau consulaire français, longtemps le premier du monde, soit maintenu, tout en s’adaptant aux mouvements du monde, et que ses effectifs, au lieu d’être sans cesse réduits, soient au contraire renforcés, par un redéploiement des personnels du Quai d’Orsay.

Enfin, je m’engage à ce que les Français de l’Etranger puissent, avant la fin du mandat qui me sera confié par les électeurs, élire au suffrage direct et parmi eux, leurs représentants à l’Assemblée nationale. Cela pose, j’en suis conscient, d’importants problèmes d’organisation, notamment liés à la souveraineté des Etats, mais difficile ne veut pas dire impossible. Et il me paraît sain que la voix de nos compatriotes expatriés puisse se faire entendre directement au sein de la Représentation nationale, aux côtés de leurs sénateurs.

Pour être respectée, pour asseoir et développer son influence politique, économique, culturelle, commerciale, la France doit impérativement s’attacher à rétablir une image de grande puissance qui s’est peu à peu, il faut savoir le reconnaître, affadie au fil du temps. L’amélioration des conditions de vie des Français de l’Etranger et les incitations à renforcer leur présence dans le monde, auprès des entreprises notamment, y contribueront grandement, et c’est pourquoi j’y suis particulièrement sensible.

Si je suis élu, un délégué interministériel sera nommé, qui sera chargé, en étroite coopération avec les administrations, institutions, organismes et associations plus spécialement concernés par la communauté française expatriée, de recenser leurs problèmes spécifiques, outre ceux que je viens d’évoquer, de proposer puis de mettre en œuvre dans les meilleurs délais possibles des solutions adaptées, et je m’engage à y veiller personnellement.

Je vous prie de croire, chers Compatriotes de l’Etranger, à l’assurance de mes sentiments les plus cordiaux.

François BAYROU

Evidemment, je ne pouvais pas laisser passer une telle oportunité de répondre:

Alors ça, si ça n'est pas du racollage...
Je n'ai rien contre vous ni contre personne d'ailleurs, mais je me permets de vous répondre parce que je trouve ce que vous dites incroyable... literalement, je n'y crois pas!
Ici l'Alliance Française est payante avec les tarifs suivants:
1.285 Euros de frais d'inscription payables 1 fois pour la scolarité
265 Euros d'immatriculation à payer une fois par an
178 Euros par mois pour la Maternelle
Donc effectivement, votre lettre s'adresse aux expatriés d'entreprises, ceux qui ont des salaires en or et tous les frais payés par l'entreprise, parce que moi, qui suis arrivée ici avec mes deux valises, et qui ait un salaire chilien, je ne peux même pas y  mettre mes enfants! Une bourse me direz-vous... oui, mais il faut que l'enfant soit inscrit... et je fais quoi si la bourse n'est pas accordée?
Alors la France pour moi, qui ne suis là que depuis 8 ans, c'est en train de devenir un souvenir, celui de l'école égalitaire... mais mes enfants pourtant français ne la connaîtront pas!
Je note toutefois que vous avez pris la peine de nous écrire, c'est un effort que n'ont même pas fait les autres...
Bonne chance, je ne vous dit pas par là que je vais voter pour vous car je n'ai envie de voter pour personne, vu d'ici, les différences se font encore plus maigres!
Stephanie

Evidemment, je ne pensais pas avoir de réponse, mais bon, il fallait quand même que je dise ce que j'en pense! Et bien si, figurez-vous, et il semblerait bien d'ailleurs que je n'ai pas été la seule... voici ce qui m'est arrivé par retour:

Bonjour !

Madame,
 
Votre message, comme celui de toutes celles et tous ceux qui ont réagi à la lettre qu’il a adressée à ses compatriotes installés à l’étranger, expatriés provisoires ou résidents permanents, a retenu toute l’attention de François BAYROU.
Vous trouverez ci-après les réponses que François BAYROU a souhaité apporter aux principaux points soulevés par cet abondant courrier, parmi lesquels sans doute celui que vous avez évoqué. Mais en tout état de cause, tous les sujets mentionnés dans, les courriers reçus ont été recensés, et si François BAYROU est élu, ils seront soumis au délégué interministériel qui sera nommé immédiatement.
S’il est élu à la présidence de la République, François BAYROU s’est engagé à prendre toutes les dispositions nécessaires pour revaloriser, dynamiser et développer l’image et la présence de la France à l’étranger. Le maintien des établissements scolaires français (aucune famille française ne doit être privée de scolariser ses enfants dans un établissement français à l’étranger : c’est une question de justice sociale, et l’accès à l’enseignement est un droit constitutionnel pour chaque enfant), comme celui des instituts culturels et de notre réseau consulaire, est un élément essentiel de cette présence.
L’influence politique, économique et culturelle de la France dans le monde, à laquelle François BAYROU attache la plus grande importance, en dépend. Les moyens indispensables seront donc dégagés pour la renforcer partout où les intérêts de notre pays sont en jeu et partout où la France, pour des raisons historiques, se doit d’assumer un rôle particulier.
Pour y parvenir, François BAYROU compte beaucoup sur la communauté française expatriée, qui est et doit demeurer le meilleur ambassadeur de notre pays. C’est pourquoi il est bien conscient que les problèmes spécifiques que ces compatriotes rencontrent dans leur vie quotidienne doivent être pris en compte et que des solutions elles-mêmes spécifiques doivent leur être apportées.
La protection sociale des Français de l’Etranger, leurs retraites, les conditions de leur retour en métropole et de leur réinsertion sociale, la fiscalité qui leur est appliquée, leur sécurité, sont leurs principaux soucis. Ce ne sont pas des problèmes simples, mais tous ont une solution et tous feront l’objet d’une étude que François BAYROU confiera au délégué interministériel qui sera nommé, avec mission de remettre son rapport dans l’année suivant l’élection du Président. Personne ne nie que les réponses à apporter à ces problèmes ne soient pas toujours faciles, qu’elles ont un coût, qu’elles nécessitent pour certaines des négociations avec les gouvernements étrangers. Mais aucun de ces problèmes n’est insoluble : c’est une question de volonté, et François BAYROU est déterminé à les régler.
Des mesures seront également prises pour encourager les PME et les PMI à se développer à l’étranger, et la mesure proposée par François BAYROU de permettre à chaque entreprise, quelle que soit sa taille, d’embaucher 2 salariés avec une exemption de charges pendant cinq ans, doit y contribuer.
L’élection de députés des Français de l’Etranger et la nomination d’un délégué interministériel chargés spécifiquement de leurs problèmes permettront, aux côtés de leurs sénateurs, à l’ensemble de la communauté française expatriée de mieux faire entendre sa voix à Paris, et aux instances nationales de mieux apprécier, et donc de mieux prendre en compte les informations remontant « du terrain » par leur intermédiaire.
 Enfin, s’agissant de la Francophonie, il semble prioritaire à François BAYROU d’enrayer sans attendre une certaine tendance au déclin, par des mesures de soutien et de promotion aux initiatives venant de l’espace francophone, par une restructuration de l’ensemble des organismes concernés par ce sujet, par une rationalisation de l’utilisation et de la gestion des crédits disponibles, et par une meilleure gestion des réseaux d’anciens étudiants étrangers en France et de boursiers du gouvernement français. La coopération française et l’aide au développement doivent  se montrer plus rigoureuses, notamment dans l’identification et le suivi des projets soutenus par la France. Solidarité et partage doivent être les maîtres-mots du développement de la Francophonie.
Beaucoup d’entre vous ont également exposé les mille et une difficultés qu’ils avaient rencontrées auprès des consulats de France pour pouvoir exercer leur droit de vote. Ce point très important pour le bon fonctionnement de la démocratie devra, en effet, faire l’objet d’une étude attentive pour que chaque citoyen, où qu’il soit, puisse s’exprimer sans entrave lors des consultations nationales.
François BAYROU vous remercie d’avoir pris la peine de lui faire part de vos observations, critiques et suggestions, et vous assure une fois encore que, s’il est élu à la Présidence de la République, il ne ménagera aucun effort pour réaliser ce à quoi il s’est engagé devant vous.
 
L’Equipe de Campagne

NB : c’est précisément parce que François BAYROU estime inadmissibles des situations comme celle que vous décrivez qu’il a l’intention de réformer très vite le système de scolarisation des enfants français à l’étranger. Merci de votre témoignage.

P.S. : vous avez été nombreux à vous interroger sur la façon dont l’UDF s’était procuré votre adresse électronique. Comme la loi le prévoit, le ministère des Affaires étrangères a remis à l’ensemble des 12 candidats à la présidence de la République la liste des Français immatriculés qui avaient eux-mêmes, lors de leur inscription sur la liste électorale consulaire, communiqué ladite adresse.

 

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Publié dans Présidentielle 2007

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M
tu la dit,enfin on verra bien
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M
oui surtout quand tu entend ce qui se passe en fance recement les gens parle de plus en plus de voté dans les extremes,pas plus tard que ce matin au boulanger,je me suis pris la tete avec un gars la 30 aine qui essayé de me convaincre que t'avoir des camera qui veille a tous les coin de rues etait la meilleur solution pour evité les agressions de la rue,mais bien sur,j'y crois....pour moi c'est la politique de l'autruche,des agressions c'est vrai qu'ily a n'a et en auras encore,c'est plus difficile de se posé les vrai questions....a savoir pourquoi la violence monte t'elle autant et qu'es qui pousse un gamin a etre aussi violent et pourquoi on a se sentiment de ne plus les controlés...j'arrete la sinon je vais t'en faire un roman de mes opinions mais c'est vrai que tout le monde sent que cette election et importante et qu'on a pas vraiment de solution qui tranche plus d'un coté que de l'autre...
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S
Le problème, c'est que l'alternance n'existe pas vraiment, parce qu'une fois au pouvoir, ils se rendent comptent qu'ils ne peuvent pas vraiment faire ce qu'ils veulent... Et puis les politiques, de droite ou de gauche, ça reste des politiques!
M
coucou!tu va bien?<br /> j\\\'en reviens pas de ce courrier quel raccolage!!!domage qui ne m\\\'ecrive pas aussi j\\\'aurait comme toi pas maché mes mots!ca m\\\'enerve!qu\\\'ils viennent vivrent  ne serais ce que 1 mois chez moi dans un ff2 a3 avec nos revenus,je vois que ca pour leur ouvrir les yeux et redescendre de leur bulles dorées,(droite comme gauche)j\\\'ai vraiment l\\\'impression qu\\\'ils vivent sur une autre planéte completement deconnect de la realitée!!pour le 1er tour il m\\\'ont tellement gavé que je vais voté pour un petit parti tentance trés ouvriére si tu vois ce que je veux dire et pour le second s\\\'il ya....je verrait; je sais qu\\\'elle risque que cela comporte de voté comme ca,mais je vois que se seul moyen(malheureusement)pour me faire entendre.....<br /> bisous aux tiens et abientot de tes nouvelles
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S
C'est vrai que ça dégoute... moi je ne sais toujours pas ce que je vais faire! J'y pense, j'y pense!