Les régions chiliennes: la quatrième région
Descriptif
Histoire
Peuplée par les indiens diaguitas, elle fit partie de l'Empire Inca jusqu'à l'arrivée des espagnols au XVIe siècle. Elle devint province chilienne à l'indépendance en 1810.
Provinces Provinces chiliennes de Province Superficie Nombre Chef-lieu 15 290,3 365371 14 276,9 156 158 Ovalle 10 079,8 81 681 Illapel Économie Le reste de la région, montagneuse, au climat semi-désertique est riche en minerais, le principal étant le fer. Attraits Cette région est principalement connue pour la ville de La Serena, capitale régionale, qui a su le mieux conserver son architecture coloniale. Cette ville est également un grand centre de villégiature. Chaque été, ce sont des dizaines de milliers de touristes chiliens et étrangers qui viennent profiter de l'infrastructure hôtelière qui, ces dernières années, s'est développée de manière exponentielle. A quelques kilomètres de Le Pisco El Cerro Tololo Le Pisco est la boisson des chiliens. Une bonne soirée entre amis ne peut se faire sans cette eau de vie, généralement bue accompagnée de boisson gazeuse ou mieux encore de jus de citron, le « Pisco Sour ». Dans cette vallée se trouve également le centre astronomique El Cerro Tololo, observatoire européen où l'univers est scruté nuit après nuit. En effet, cette vallée bénéficie d'un climat qui lui permet d'avoir plus de 300 nuits par année sans nuage. Près d'Ovalle, le parc Fray Jorge est une destination spéciale pour ceux qui aiment l'écotourisme. Culture C'est également dans cette vallée qu'est née la célèbre poétesse Gabriela Mistral, prix Nobel de littérature. Ses poèmes ont en général comme sujet les enfants. Tout enfant chilien connaît son histoire et ses principaux poèmes. Saudade Pays de l'absence, La grenade n'y éclate, [...] On dirait une fable [...]
Región
en km2
d'habitants 






Pays de l'absence
Etrange pays
Plus léger qu'ange
Ou signe subtil ;
Couleur d'algues mortes,
Couleur de faucon gris,
Son âge est éternel,
Jamais n'eut d'âge heureux
Ni le jasmin n'y pousse,
Il ne connaît ni cieux
Ni mers couleur bleue.
Son nom est un nom
Que jamais n'entendis,
Et en pays sans nom
M'en vais mourir
que je me suis apprise,
Un rêve de saisir
Puis de laisser partir.
Et voici ma patrie
Pour y vivre et mourir.
Gabriela Mistral, Poèmes, édition bilingue, traduction de Roger Caillois, Gallimard, 1946.