Encore et encore...

Publié le par Stephanie Bochard

Alors celle-là, je ne sais même pas de qui c'est, mais comme vous pouvez voir, ça n'arrête pas! Nous avons eu droit aussi à une lettre de notre députée, mais qui est sous forme d'image, donc je ne peux pas copier... 

Chères Amies, Chers Amis,

 

L'importance de l'élection présidentielle de samedi 21 prochain nous pousse à vous faire part de nos réflexions à son sujet, dont vous ferez ce que bon vous semblera.

 

En premier lieu, nous y avons fait allusion une fois ou l'autre dans nos derniers courriers, nous nous trouvons envahis par un véritable raz de marée de   sondages – un tsunami, ou un « maremoto » diraient certains « chilénisés » – (« l'on a passé le cap des 220 sondages, alors qu'il y en avait eu 193 pour toute la campagne 2002 » , signale Alain Garrigou, dans l'interview en document joint « sondages »). Malgré cela, tous les instituts de sondages sont d'accord pour reconnaître que, dans le cadre de leurs sondages, il y aurait encore entre 45% et 50% d'électeurs qui n'auraient pas encore décidé de leur vote, ou qui refusent de répondre à l'enquête, ce que la plupart des medias évitent de signaler vu la difficulté d'interprétation d'une telle situation. (voir l'article cité). En bref, les sondages sont de difficile utilisation, même si on doit leur reconnaître la valeur d'indicateurs de tendances. Une première conclusion s'impose : le premier tour renferme encore de nombreuses inconnues, et de toutes façons il définit le second tour, ce qui nous invite sérieusement, nous électeurs de gauche, à ne pas oublier ce qui s'est passé en 2002 à la grande surprise de tout le monde, y compris des instituts de sondages dont aucun n'avait envisagé le duel qui s'est livré au second tour.

 

Un deuxième point attire notre attention. Parmi nous, électeurs de gauche, les opinions sont des plus variées, et partant le choix du candidat à qui remettre notre vote, plusieurs rencontres ou débats spontanés ont permis de le confirmer. Par ailleurs, peu parmi nous sont totalement satisfaits par les programmes des candidats de gauche, ce qui rend parfois difficile notre décision, y compris, fort probablement, pour le second tour. Face à cette disjonctive, il nous faut être réalistes et prendre en considération non seulement ce qui a été signalé précédemment mais aussi les possibilités et les espaces que la démocratie nous offre pour poursuivre nos luttes au cas où certains de leurs objectifs ne seraient pas pris en compte par les programmes de tel ou tel candidat mieux placé. Parmi les dites possibilités et espaces, il est bon de rappeler les élections et l'existence de nos représentants (députés de la Métropole, ou délégués à l'Assemblée des Français de l'Étranger) même si ce genre de représentation nous paraît par trop insuffisante, surtout pour nous Français expatriés. Dans cette même ligne, il nous paraît opportun de signaler que seule Ségolène Royal a intégré dans son programme les différentes demandes de l'ADFE, comme il vous est possible de vous en rendre compte dans la lettre ouverte qu'elle a adressée par courriel à tous les Français vivant à l'étranger ; parmi ces différents points soulevés par l'ADFE et repris par la candidate signalée, l'un des plus importants à nos yeux est certes la création de députés représentant les Français expatriés. Ce qui vient d'être dit est un exemple de la place et du rôle que peuvent jouer les associations, dont l'ADFE, pour faire progresser des dossiers (bourses scolaires et universitaires, sécurité sociale, politique culturelle entre autres), ce dont nous avons eu l'occasion de parler à plusieurs reprises. À ce sujet, si la lettre de Marie-Christine Haritçalde, que vous avez dû recevoir, fait allusion aux efforts que la France fait au bénéfice des Français expatriés, elle n'en signale ni les limites parfois inacceptables ni les diminutions drastiques de certains budgets qui se sont effectuées au cours des 5 dernières années en particulier, autre thème dont nous vous avons informés en temps voulu.  

 

Au risque d'abuser de votre patience, une dernière observation, sur laquelle fort probablement nous ne serons pas tous d'accord. Ne nous trompons pas d'élection, il ne s'agit pas, malgré les apparences que permet la loi, de mesurer des forces politiques, - d'autres scrutins sont plus appropriés pour ce faire, tel celui des législatives au mois de juin prochain -, mais bien d'élire notre futur(e) Président(e) de la République.

 

Pour ne pas vous obliger à une attention exagérée, nous nous en tenons là pour aujourd'hui nous souhaitant à tous un vote qui corresponde au mieux à la France et à la qualité de vie de ses habitants que nous voulons.

 

Le Bureau de la section ADFE-fdm du Chili :

Michel Bourguignat, Daniel Colas, Evelyne Briffault, Mario Casassus, Sylvie Moulin .

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Publié dans Présidentielle 2007

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