Transantiago: le concept

Publié le par Stephanie Bochard

Le concept est effectivement digne des meilleurs systèmes de transport en commun : des bus modernes, des trajets unifiés, des arrêts déterminés et une carte de paiement valable dans tous les transports (bus ou métro).

Pour réussir cela, la concession a été confiée à 5 grandes entreprises qui sont supervisées par un organisme financier chargé de répartir les ventes et de fiscaliser le bon fonctionnement du système. Avec ces entreprises, le gouvernement veut arriver à un système de lignes unifiés (et non plusieurs lignes pour le même trajet), donc la circulation de moins de bus, (plus de passagers dans chacun), une nette diminution de la pollution (d’autant que les nouveaux bus sont équipés de pots catalytiques) et la disparition des embouteillages sur les grandes avenues. De plus, ces entreprises sont obligées par contrat avec le gouvernement à payer les chauffeurs avec un salaire mensuel, indépendamment du nombre de passagers transportés, pour éliminer les courses entre les bus et permettre le respect des normes.

- Le réseau : Santiago est une ville coupée ne deux par une énorme avenue (5 voies de chaque côté qui suit l’ancien cours du Mapocho) qui est le centre de l’activité, la colonne vertébrale de la ville. En la parcourant, on traverse successivement le quartier des voyageurs (gare ferroviaire et gares routière des bus interurbains), le centre politique (Palais Présidentielle, ministères, organismes, etc.), les commerces et le nouveau centre des affaires. C'est donc  l'axe central du transport de la capitale.Par cette avenue passe la première ligne de métro qui ait été construite à Santiago. Le nouveau sys´`eme de transport a été conçu sur la base de lignes-tronc, qui passent par les principaux axes et de ligne d'alimentation (de ces lignes-tronc ou du métro) dont les réseaux sont locaux (2 ou 3 communes).

- Les bus: définitivement, les machines sont plus modernes.

Les lignes "troncales" sont composées de bus à acordéon ou de grands bus simples blancs avec une raie verte. Leurs numéros ressemblent à ceux de l'ancien système, à 3 chiffres.

(Panneau à l'avant des bus qui indique le numéro de la ligne et les principales rues par où il passe)

Les lignes d'alimentation ou de rapprochement ocuppent de petits bus en majorité, de plus grands en heure de pointe:

Ils sont peints en accord avec le secteur où ils circulent:

Tous les grands bus sont de plein pied avec rampe d'accès pour handicapés et ceinture pour attacher les fauteuils roulants.

- La Carte BIP: c'est le moyen de paiement des transports en commun (bus et métro). C'est un porte monnaie électronique que l'on peut recharger dans les stations de métro ou dans les points Bip aux principaux arrêts de bus. Cette carte n'est pas du tout personnalisée et n'importe qui peut l'utiliser. Les élèves et les étudiants ont, eux, une carte personnalisée, qui leur donne droit à une réduction del 60%. Techniquement, on passe la carte devant un lecteur qui indique le coût du trajet et le montant qu'il reste sur la carte.

- Les tarifs: comme Transantiago est un système qui prévoit de nombreux changement de moyens de transport, les changements de bus ne sont pour l'instant (jusqu'au mois d'Août) pas payants. Le tarif est décompté de la carte quand on monte dans le premier bus, puis dans les suivants, il indique $ 0, jusqu'à 1h30 après le premier passage de la carte. Le seul surcoût est celui du métro en heure d epointe qui coûte $ 40 de plus (10% de la valeur du ticket).

- Les arrêts: tous les arrêts sont indiqués avec au moins un panneau où apparaît le numéro du bus qui passe et sa destination. Sur les lignes plus importantes, les arrêts de bus sont très ressemblant à ceux que l'on connaît en Europe, avec un plan des lignes.

Aux endroits où se croisent de nombreuses lignes et où arrivent aussi d'autres moyens de transport (métro, taxis collectifs, etc) les arrêts ressemblents à de véritables gares routières.

Comme vous pouvez le constater, c'est un système moderne de transports en commun celui qui a été conçu pour Santiago.

Mais voilà, de la théorie à la pratique, il y a une grosse différence, surtout au Chili!

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Z
Mais alors y'a plus les fameux 'micros' jaunes qui roulaient dans tous les sens et s'arretaient n'importe où ?
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S
Non, elles n'existent plus! C'était toute une aventure prendre le bus dans ces machins là!
B
je suis mdr par ton dernier commentaire, car tout le long de ma lecture je me disais "mais est ce VRAIMENT  faisable dans un pays comme le Chili????????" sont ils réceptifs à cette modernité réglée, carrée, régulée?????? et quid des salaires? et quid des anciens bus, et quid des colectivos et autres modes de transport... bref, est ce REALISABLE dans les faits?sinon, dans l'idée c'est excellent...presque plus moderne qu'ici ja ja ja
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S
Oui, ben tu vas rire au prochain article: la mise en place! Attend toi au pire!