Comme dans beaucoup de pays, le 1er Mai, jour du Travail est férié ici. Et comme dans beaucoup de pays, des vandales se mélangent aux manifs et cassent vitrines et flics sans faire de différences ! Et évidemment, le Préfet promet des mesures : sur les 350 casseurs, 26 ont été arrêtés, desquels certainement, la majorité a déjà été relâchée ! Ça c’est des mesures ! Résultat : dans les quartiers plus favorisés, on amalgame et on dit : « regarde-moi ces sauvages ! » Ils ne sont même pas capables de faire une manif correctement !
Et en Bolivie, on profite de l’occasion pour annoncer la nationalisation des hydrocarbures… Forcément, quand on a un président ouvrier (ça n’est pas du tout péjoratif, mais quand on voit les bourdes que font les nôtres qui sortent de l’Ena, imaginez ce que ça peut donner avec un qui a à peine terminé la sixième !), la date revêt des airs de fête nationale ! Ça paraît d’une autre époque, mais ça existe encore en Amérique Latine ! Tout comme les discussions sur les frontières ! La Seconde Guerre Mondiale n’a que 60 ans, mais ça ne viendrait à l’idée de personne (j’espère !) de discuter les frontières actuelles de l’Europe occidentale. Ici, la Bolivie , qui a découvert d’énormes gisements de gaz naturel, réclame au Chili un « petit bout de terre » pour avoir une sortie à la mer ! Bien sûr, pour pouvoir exporter son gaz directement, sans avoir à passer par un autre pays ! C’est comme si la Suisse nous demandait un couloir traversant la France pour avoir un port pour sa marine de guerre ! Et pour cela ils contestent des traités signés en 1885, après la fin de la Guerre du Pacifique (Guerre déclarée par le Chili au Pérou et à la Bolivie qui eut lieu entre 1879 et 1884 et fut gagnée par le Chili, après la décisive bataille navale d’Iquique, qui fut une joute entre les 2 navires de guerre Chiliens et les 3 Péruviens !)… On croit rêver ! Et le pire, c’est qu’ils se prennent au sérieux parce qu’ils ont fait appel à l’ONU pour arbitrer le désaccord. Parfois, j’ai l’impression que les présidents de la région (et entre Toledo au Pérou, Morales en Bolivie et Chavez au Venezuela, on est gâtés), sont de grands (pas tant que ça d’ailleurs) enfants qui s’amusent avec un jeu de rôles. On a vraiment du mal à les prendre au sérieux. Ils s’insultent par médias interposés, retirent et renvoient Ambassadeurs à tout bout de champs, et chacun donne son opinion publiquement sur tout et surtout sur les affaires intérieures de ses voisins, au lieu de s’occuper des problèmes de leurs propres pays, qui sont déjà généralement énormes ! Heureusement qu’aucun d’entre eux n’a l’arme nucléaire parce que là, ça serait la fin des haricots ! Ça manque franchement de sérieux tout ça !
