Petite comission

Le temps, c'est:

- l'heure: il est 6h de moins qu'en France en ce moment...

- le climat: depuis le début de l'année nous avons eu:

(au 10/10/2007 = 284)

          - 1 jour de neige

- 17 jours de pluie

          - 60 jours nuageux

          - 206 jours de soleil

Le temps

Ça c'est la liste de ce que la prochaine d'entre vous à venir devra amener:

- 2 boites de ravioli (Ils ont arrivés par La Poste! Merci Cécile!)

- 1 paquet de coquilletes (Ils ont arrivés par La Poste! Merci Maman et Cécile!)

- 4 camemberts

- un paquet de gruyère rapé

- une brandade de morue

- un Mont d'Or (pas sûre de l'orthographe)

- un paquet de fraises Tagada... mmmmmmmm je m'en lêche les babines d'avance!

Plus vous attendrez, plus la liste s'alongera...

Alors commencez à réfléchir à ce que vous direz aux douaniers parce qu'au Chili, il est interdit d'importer quoi que ce soit de végétal ou d'animal!!!

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Le maternage

Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /Juin /2007 08:30
Pour qu’ils se couchent tranquillement le soir  
   
- méthode des palliers :  
le premier jour, rester une minute calmement à côté d'elle et s'en aller en disant, "je reviens dans 5 minutes, je resterai un peu avec toi". Et revenir comme promis, et rester à nouveau une vraie minute, assise, sans parler, à côté de l'enfant. Revenir autant de fois que  nécessaire jusqu'à ce que l'enfant soit endormi.  
 
Le deuxième jour : idem, mais toutes les dix minutes.  
 
Le troisième jour : idem, mais tous les quart d'heure...  
 
Le message pour l'enfant c'est "je ne suis pas loin, je suis là si tu as besoin de moi, tu peux dormir tranquille"    
 
---  
« solution : elle s'endort dans notre lit. Attention, je précise : on la couche à 20h donc on n'y est pas mais je pense que le fait de s'endormir "dans le lit de papa et maman" a un petit goût de transgression et d'interdit qui lui plait beaucoup et elle nous laisse tranquille. »    
   
« J'avais pompé dans « se faire obéir sans crier », le fait de promettre quelque chose contre une nuit sans histoire. Le premier soir j'ai promis un nouveau livre, le deuxième 2 lectures de livre, le troisième 3 mais il n'en a eu que 2 car il m'a appelé et le quatrième un jeu que j'avais mis de cote car il était alors trop petit. 5eme et 6eme soirs, plus besoin de rien promettre, ça y est : je lis 1 ou 2 histoires, il boit un peu et puis silence radio jusqu'au matin ou il descend sagement faire pipi et s'il ne voit personne remonte tout aussi sagement »    
   
« on a pris le parti de les laisser faire ce qu'ils veulent tant qu'ils ne crient pas, n'allument pas la lumière et ne sortent pas de la chambre (c'est déjà beaucoup). Donc on les entend souvent papoter, aller chercher un jouet (il ne fait pas noir because porte ouverte et lumière dans le couloir)... et on ne dit rien tant qu'il n'y a pas de cris.    
La petite sort encore assez souvent de son lit pour venir nous voir, réclamer telle peluche, à boire, faire pipi, nous faire un bisou etc. On la ramène à chaque fois dans son lit, sans cris mais sans effusion d'affection non plus, et quand on craque, je menace de confisquer une de ses peluches. En ce moment, ça marche.  
   
"prendre son mal en patience : généralement, vers 4 ans, ça s'améliore et ils commencent à s'endormir seuls et sans se relever 30 fois"    
   
----  
 
" je reste un peu à côté d'elle (5-10 minutes, en bouquinant). Avant que je prenne cette décision, elle se relevait 10 fois tous les soirs, ça se terminait par cris et fessés, on était tous énervés. Depuis que j'ai réalisé que la période du coucher était VRAIMENT un stress pour elle, j'ai accepté de "l'accompagner" dans cet endormissement. Je ne reste pas forcément jusqu'à ce qu'elle soit totalement endormie.  
Elle sait que je ne reste qu'à la condition qu'elle ne parle pas et qu'elle ait la tête sur l'oreiller."  
 
---  
 
Pour le coucher (et les 1000 relevers  ) ça va mieux depuis qu'on a aussi réactivé un truc qu'on faisait avec mon grand et qu'on avait laissé tomber depuis quelques mois : "les petits bonheurs"  
   
Chaque soir, quand ils sont au-lit-la-tête-sur-l'oreiller (c'est la règle  ) ils me racontent leurs "petits bonheurs de la journée". En vrac :  
- "quand tu es venue nous chercher à l'école alors que je croyais qu'on irait au centre de loisirs"  
- "quand la maitresse a mis un soleil sur mon travail"  
- "quand j'ai gagné au Uno"  
- "quand j'ai réussi à m'habiller avant que la musique soit éteinte"  
- "quand tu as mis une fleur de confiture de fraise dans ma compote"    
   
Ils adorent ce moment. Ils cherchent à le faire durer (pour faire durer ce temps où je suis avec eux dans la chambre) donc cherchent activement dans leur mémore tout ce qui a été chouette dans la journée. C'est très gai et positif comme moment.  
   
J'aime à penser qu'ils s'endorment en se disant que la vie est chouette
Par Stephanie Bochard - Publié dans : Le maternage
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Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /Juin /2007 08:30
extrait de de www.niclaquesnifessees.org
   
Une erreur de comportement doit être sanctionnée d’une obligation de réparation chaque fois que cette erreur engendre un préjudice pour une quelconque personne physique ou morale.    
   
Punir, c’est ne pas avoir confiance dans la capacité de l’enfant à réparer ses erreurs. C’est pourquoi nous préférons la réparation    
   
La réparation, qui tient compte du dommage subi par la victime.    
   
Ce qui permet au responsable d’un acte répréhensible de se réinsérer dans le cercle des règles en s’étant fait pardonner par la victime.    
   
Ex : l'enfant renverse un verre en chahutant à table. Plutôt que de le punir en l'envoyant dans sa chambre, il faut mieux, tout simplement, l'inviter à se lever pour aller chercher l'éponge et nettoyer.    
   
Intérêt de cette méthode :    
   
la punition (va dans ta chambre, tu seras privé de télé, tu n’iras pas chez ton copain demain, je te diminuerai ton argent de poche ce mois-ci…) établit un rapport de force entre le parent et l’enfant, qui, humilié, n’a aucune possibilité d’agir pour sa réhabilitation.    
   
En outre, il n’y a aucun rapport entre le délit commis (tu as tapé ton petit frère) et la punition (tu seras privé de télé).    
   
Le système de la réparation remplace la vieille culture de la faute par la culture du préjudice.    
   
Le système des «punitions» perd d’ailleurs vite de son impact et ne fonctionne plus du tout à l’adolescence. Alors qu’un système qui a développé l’autonomie et la responsabilisation de l’enfant lui a appris à se gérer lui-même à un moment où les parents commencent à avoir du mal à intervenir.    
   
Ce système évite aussi la «triple peine» infligée à l’enfant qui revient avec une mauvaise note, puisqu’il a déjà été humilié devant son maître, puis devant ses copains et qu’il ne porte aucun préjudice direct à qui que ce soit.    
   
   
Quand il nous semble qu'ils prennent la réparation (vue ci-dessus) pour un jeu, quand ils ne paraissent pas "penauds" d'avoir fait une bêtise…    
   
(ci-dessous le cas d'une MM qui a fait éponger un verre d'eau renversé par sa fille, et sa fille a trouvé ça tellement amusant de nettoyer qu'elle a re-renversé un autre verre d'eau :sarcastic)    
   
… tu t'attendais peut-être à ce que ta fille prenne ça comme une punition alors que l'intérêt de la réparation, c'est que justement, ce n'est pas une punition mais un acte réellement positif pour tout le monde.    
   
Le fait que ta fille recommence à renverser un autre verre d'eau pour nettoyer montre à quel point elle s'investit dans ce qu'elle fait : elle recommence pour bien enregistrer comment on fait, tout comme un enfant recommence des dizaines de fois le même puzzle pour bien comprendre comment ça marche.    
   
Elle ne se moque pas de toi et ne te nargue pas en faisant ça, je ne crois pas    
   
Quand elle te dit en souriant "c'est pas bien de faire ça", je crois que c'est pareil : elle a confiance en toi et ne voit pas pourquoi elle devrait prendre l'air contrit.    
C'est peut-être notre éducation qui ressort dans ces moments là : quand on était enfant il fallait avoir l'air tellement craintif devant un adulte pour ne pas se prendre une volée trop forte qu'on reste parfois estomaqué devant la confiance et l'ingénuité de nos propres enfants qui n'ont pas l'air de nous craindre.    
C'est plutôt bon signe, non  ?  
Par Stephanie Bochard - Publié dans : Le maternage
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Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /Juin /2007 08:30
Un enfant qui se sent nul, pas-à-la-hauteur-de-ce-que-maman-espérait, insupportable etc, il est malheureux.  
   
Il ne faut pas imaginer que de dire à un enfant "tu es pénible" ou "tu es vraiment un bébé" etc, ça va provoquer chez lui un sursaut d'orgueil qui va le pousser à bien se conduire.  
   
C'est un raisonnement d'adulte ça.  
   
L'enfant à qui on dit "tu es vraiment un bébé !", il ne va pas se dire "non-non, maman se trompe, je ne suis un grand, et je vais le lui prouver !".  
   
Non, il se dit "je suis un bébé. C'est triste, moi qui avais tellement envie d'être un grand. Tant pis, si c'est maman qui le dis  "  
   
Idem, il ne faut pas imaginer que l'enfant à qui on dit "tu es insupportable" prend du recul du haut de ses 5 ans pour se dire "heu, maman a mal choisi son vocabulaire, elle voulait dire ça-m'agace-quand-tu-fais-ça mais elle sait bien que je ne suis pas insupportable".  
   
Bon, je ne veux pas noircir le tableau non plus. Si on le dit une fois de temps en temps, j'imagine qu'ils relativisent un peu quand même, mais s'ils nous entendent leur dire "tu es vraiment pénible", dire à la voisine "il est très dur", dire à son père "il est méchant", et à la maitresse "j'ai vraiment du mal avec lui" etc il ne faut pas imaginer que ça ne va pas se caser dans leur petite tête.  
   
Et là, il se dit "je suis blond, j'ai des yeux bleus, un gros nez, et je suis pénible".  je suis comme ça. C'est triste. Et là évidemment, inutile d'espérer qu'ils luttent contre ça. Va-t-on essayer de changer la couleur de ses yeux ?    
   
D'où l'importance de faire attention à ce qu'on leur dit, et à ce qu'on dit devant lui. Les laisser entendre quand on dit du bien d'eux. En rajouter un petit poil si on sait qu'il y a des oreilles qui trainent. Entendre sa maman qui dit à une copine "je suis drolement fière de lui", "il m'aide beaucoup à la maison", ou "si tu voyais comme il est gentil" ca réchauffe le coeur de n'importe quel enfant, et surtout, ça lui met dans le crane "maintenant mon gars, il faut que tu sois à la hauteur, parce que ta maman, elle dit de toi que tu es gentil. Il faut que t'assures"  
Par Stephanie Bochard - Publié dans : Le maternage
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Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 08:30

Pour le calmer quand il pleure

 

A. Solther explique que  c'est normal qu'un enfant pleure et il faut qu'il sache qu'il a le droit de pleurer, de crier... et oui

 

Parfois on a l'impression que l'enfant sur réagit, explose pour une broutille, mais en fait pour lui c'est "la goutte d'eau" et sa colère vient "expulser" toutes les frustrations emmagasinées depuis la colère précédente. Et c'est très important que ces colères soient expulsées... Bref, la conduite à tenir c'est: montrer à l'enfant qu'on comprend, être bienveillant, lui laisser savoir qu'on pense que "c'est bien" de manifester son chagrin ou sa colère. Ne PAS dire: "là, là, ne pleure pas" (ben si, pleure mon chou), ni « c’est pas grave » ni "on ne pleure pas quand on est un grand garçon comme toi"

 

Elle rejoint souvent Gordon en disant qu'il faut "verbaliser" ce qu'on comprend des émotions de l'enfant, en disant "je vois que tu es très très fâché", ou "vraiment triste" par exemple... quitte à le répéter plusieurs fois, mais sans proposer de solutions (à l'enfant de les trouver)

 

 

 

On me dit souvent que ma troizans pleure très rarement quand elle tombe. C'est vrai: si elle vient me voir en me disant "je me suis fait mal" et que je vois que c'est un minus-bobo, je ne lui dis jamais "c'est rien" ni "c'est pas grave". Je fais toujours un bisou, avec un petit mot gentil comme "ouille, ça t'a fait mal?" ou bien « ouh là, j’ai l’impression que tu t’es fait peur, hein? »

 

C'est vrai, ça doit être super frustrant d'entendre sa maman dire "là...c'est pas grave, y'a rien du tout" quand on est en train de pleurer. Même si elle le dit tendrement!

 

Il doit se dire "vulgaire, elle comprend rien? Je pleure, là! Peut-être que si je pleure plus fort elle va enfin comprendre que je me suis fait mal, que j'ai eu peur?"

 

Ma troizans, elle sait bien qu'elle n'a pas du tout besoin de chouiner pour avoir un bisou, de l'attention, de la sollicitude. Alors elle n'en rajoute pas.

 

Pour ton bonhomme c'est pareil. Si quand il te réclame un jouet, un bonbon, un parc d'attraction et que tu dois dire non, tu lui donnes des arguments rationnels, de grand, du genre "tu sais bien qu'on ne peut pas acheter des jouets, je t'avais dit qu'on n'achèterait rien, on ne peut pas manger de bonbons toute la journée..."  etc. Ce n'est pas ça qu'il a besoin d'entendre, là tout de suite. Il va être doublement en colère: en colère de ne pas avoir le jouet, et en colère que tu ne comprennes pas qu'il se mette en colère. Alors que si tu lui montres que tu te rends bien compte que ce serait chouette de pouvoir manger des bonbons tout le temps, avoir le super jouet dont il a super envie etc., et si tu acceptes vraiment qu'il soit vraiment triste ou vraiment en colère de ne pas les avoir (parce que c'est le cas: ça ne vient pas tout seul, le fait d'être capable de reporter ses désirs, d'attendre, d'être raisonnable : avant, on est triste, on est frustré, on est en colère...), ça devrait aider. Il sera toujours triste de ne pas avoir ce qu'il veut (et il faut accepter qu'il le montre : on n'est jamais coupable de ses sentiments) mais au fond de sa tête il n'y aura plus "et il faut que j'en "rajoute" pour bien que je montre à maman que je suis vraiment triste, parce qu'elle n'a pas l'air de le savoir". Il sera toujours aussi frustré de ne pas avoir les bonbons, mais pas frustré de n'être pas compris.

 

 

 

Quand il "fait une colère":

 

"Il ne faut pas faire semblant d'ignorer la colère de l'enfant. C'est très violent ça: l'enfant n'arrive pas à nous dire autrement son émotion, il y met toute son énergie, et on fait comme si il n'existait pas? Quelle tristesse pour lui! Quelle frustration ! Bien sûr il faut lui faire comprendre qu'il y a d'autres moyens de dire sa colère, mais il faut aussi lui laisser le temps d'apprendre ça, de grandir…"

 

"Les enfants apprécient qu'on leur parle de nos émotions plutôt que de leur comportement.

 

Par exemple: "Ouh la, tous ces cris me cassent les oreilles" "ou je sens la colère monter en moi quand j'entends tous ces cris: je sors": on n'accuse pas l'enfant ainsi, mais on lui montre qu'on est VRAIMENT dérangé par son comportement et lui agit après en conséquence. Nous n'avons pas à rester zen et calmes devant nos enfants, on a aussi droit d'avoir des états d'âme; à nous de les exprimer de la façon la plus concise possible sans proposer de solution à notre enfant; c'est à eux de proposer des solutions" Surtout ne pas proposer de solution, ne pas minimiser sa colère ou sa peine , ne pas se moquer, mais seulement reformuler ce que tu entends dans le style "tu es vraiment très fâché ... vraiment fâché" et attendre. Le redire 2 ou 3 fois s'il le faut afin que ton enfant comprenne que tu le soutiens, que tu le comprends, que tu es a ses cotés.    
C'est usant au départ et on se sent un peu désemparée, mais j'ai expérimenté et ça marche pas mal !"    
Par Stephanie Bochard - Publié dans : Le maternage
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Mercredi 23 mai 2007 3 23 /05 /Mai /2007 08:30

Pour gérer les crises au supermarché

 

la meilleure solution c'est de ne pas les emmener. Mais évidemment, ce n'est pas toujours possible.

 

Pour répondre à leurs envies, je crois que le secret c’est de ne pas les ignorer, parce que c’est très frustrant pour eux. Il faut mieux dire « waouh, qu’est-ce qu’il est beau ce camion. Tu aimerais en avoir un comme ça pour Noël ? », que « tu sais bien qu’on a dit qu’on n’achète rien »

 

Nous on a des réponses "toutes faites", qui jusque là, fonctionnent bien. Pour les friandises, c'est "mais tu sais bien qu'on n'en achète que pour les anniversaires ou les fêtes, qu'est-ce que tu voudras qu'on achète pour...(telle fête)?"

 

Idem pour les jouets: ils me montrent ce qu'ils aimeraient pour leur anniversaire, ou pour Noël, et je m'y intéresse (vraiment) : hier encore, le grand rêvait devant les engins de chantier et on regardait s'il préfèrerait une pelleteuse jaune ou un Fenwick rouge. On les a bien détaillés, on a raconté comment on écrirait l'idée sur une liste en rentrant à la maison (liste qu'on tient réellement: très pratique), il a découpé un jouet équivalent dans un vieux catalogue de Noël etc. Ça marche bien. Il ne réclame pas qu'on l'achète "tout de suite"

 

 

 

Quand on en a marre de répéter 30 fois la même chose:

 

Perso, pour éviter de me répéter X fois, je prends l'habitude de me déplacer jusqu'a ma puce et de lui toucher le bras pour attire l'attention.

 

Sinon, si c'est pour ranger, aller au bain... Je préviens, tu as 5min. pour finir ton livre/jeu/dessin le prochain on le fera plus tard et généralement ça marche, après un petit moment (je chronomètre pas, mais c'est après un délai raisonnable), ma puce est dispo. Bien sur ça dépend aussi des jours et humeurs...

 

- Ce qui marche le mieux, c'est de s'approcher d'eux et surtout de le regarder dans les yeux, ce qui peut vouloir dire s'accroupir ou lui soulever gentiment le menton.

 

 

 

Pour qu’ils rangent leur chambre

 

- les petits ne savent pas, ne peuvent pas ranger spontanément ; ils faut leur monter, le faire avec eux, pour que ce geste devienne une activité intéressante mais cela n'a pas de sens pour eux que de "ranger" ; donc oui, quelqu'un doit ranger avec eux, un adulte ou un grand ....

 

- Je range en même temps, la cuisine (ou autre endroit il y a assez à faire) et je leur dit "le premier de nous qui a finit a gagné! Et ça marche, faire la course avec maman c'est rigolo pour eux. Pour moi, c'est super gagné car j'ai 2 rangements de faits

 

- Pour le rangement des jouets, compte tenu de leur âge, je m'y colle chaque soir, mais je leur demande de m'aider... S'ils refusent, je ne peste pas, je leur demande de s'asseoir et de me regarder "pour voir comment je fais". S'ils ont envie de partir, je leur dis qu'on partira quand les jouets seront rangés, et que s'ils veulent que ça aille plus vite, ils peuvent aider, en (là je donne des consignes précises "ramasser les peluches et les mettre dans le panier" ou "ranger les livres sur l'étagère" ou "ranger les lego dans le bac"). Ça marche 9 fois sur 10... Ils ont des bacs de couleur, des paniers, des petites étagères à leur hauteur, j'essaie de garder une certaine logique (les casseroles et la dînette se rangent dans la cuisinière)...

Par Stephanie Bochard - Publié dans : Le maternage
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Mercredi 16 mai 2007 3 16 /05 /Mai /2007 08:30

Pour qu’ils obéissent:

 

 

Il faut utiliser des "messages-je", ceux où tu exprimes "ce que ça te fait" quand ton enfant n’obéit pas. Tu dois exprimer tes sentiments.

 

L'objectif, c'est que tes enfants soient dans une position de "trouver une solution à ton problème", plutôt que dans une position dominant-dominé classique.

 

Exemple: Junior se met debout dans la baignoire. Il sait que tu veux qu'il reste assis mais il se met debout quand même:

 

A éviter (dominant-dominé):

 

"assieds toi", "tu n'écoutes rien de ce que je te dis", etc.

 

A dire:

 

"quand tu te mets debout, j'ai peur que tu glisses et que tu te fasses très mal" => sous-entendu "aide moi"

 

 

 

Comment ne pas être autoritaire, sans qu’il devienne un enfant-roi?

 

Bien sûr, il est hors de question de laisser l'enfant imaginer une seconde qu'il a pouvoir de commander ses parents. Ils doivent savoir qu'on n'est pas leur boniche, qu'on n'est pas à leurs ordres...

 

L'enfant roi, c'est l'enfant qui décide des choses qui empiètent sur notre liberté, notre espace vital, notre cadre de vie, en trouvant ça normal.

 

Celles d'entre nous qui essaient de se passer de punition parlent bien des punitions qui n'ont rien à voir avec les conséquences du geste de l'enfant.

 

En revanche, nous disons toutes que l'enfant doit être responsable de ses actes, dès "tout petit", et en assumer les conséquences réelles (et pas celles que nous ajoutons, comme pour en rajouter une couche)

 

Ex : Junior tape son frère avec un jouet.

 

Punition: Junior reçoit une fessée => c'est nul, je trouve. C'est une conséquence "rajoutée".

 

En revanche, si la maman prend le jouet des mains en lui disant "j'ai peur que tu fasses mal à ton petit frère avec ce jouet, alors je préfère te le prendre pour l'instant", ou bien emmène le petit frère dans une autre pièce en disant au grand "j'ai peur que tu lui fasses mal alors tu peux continuer à jouer, mais tout seul pour l'instant. Quand tu ne seras plus en colère tu etc..."

 

=> là, ce n’est pas une punition, c’est juste la conséquence directe de ses actes.

 

Si Junior écrit sur le mur avec des feutres : Tu l'envoies "réfléchir dans sa chambre" => c'est nul. C'est une conséquence "rajoutée"

 

En revanche tu lui demandes de t'aider à nettoyer et tu lui expliques que désormais tu ne laisseras plus les feutres à sa disposition et il devra venir te les demander pour colorier => il assume les conséquences directes.

 

Un enfant "qui décide", un enfant autonome, ce n'est pas un enfant tyran!

 

Moi je trouve très bien que l'enfant, même tout petit, apprenne à décider de ce qui le concerne lui, et que ce ne soit pas l'adulte qui décide à sa place (par exemple, à 2-3 ans : décider d'aller faire pipi quand j'ai envie et pas juste parce que maman demande, décider de boire quand j'ai soif, décider de manger quand j'ai faim, décider de mettre un pull quand j'ai froid)

 

L'enfant tyran, c'est celui qui "bouffe" ses parents, qui embête sa famille en pensant que c'est normal.

 

Personne d'entre nous ne dit qu'on doit se laisser bouffer.

 

- La maman qui se laisse bouffer prépare des petits plats spéciaux à son enfant qui refuse de manger comme tout le monde.

 

- La maman qui se laisse bouffer laisse l'enfant hurler à longueur de repas, empêchant toute conversation familiale

 

- La maman qui se laisse bouffer accepte d'acheter tel et tel jouet dans le magasin sous prétexte que l'enfant hurle pour le réclamer.

 

Dans toutes ces situations, on peut très bien ne pas se laisser bouffer, sans punir pour autant:

 

- dire "tu ne manges pas, si tu n'as pas faim" (mais ne rien préparer d'autre pour autant)

 

- dire "si tu veux rester à table avec nous, tu dois arrêter de crier mais nous expliquer ce qui ne va pas, parce que nous voulons pouvoir discuter entre nous. Si tu es très en colère, tu peux aller un peu dans ta chambre si tu crois que tu n'arriveras pas tout de suite à arrêter de crier"

 

- dire au petit qui hurle dans le magasin "c'est vrai qu'il est drôlement beau ce camion. Je comprends que tu en aies très envie. Tu voudras le demander au Père Noël ?" (mais sans l'acheter tout de suite, évidemment, et accepter qu'il continue à exprimer sa déception)

 

 

 

Pour se « retenir » de crier:

 

« avant que les mots malheureux nous échappent, prendre le temps de se demander comment on réagirait si c'était un adulte qui avait fait ce que vient de faire notre enfant (claquer une porte, renverser de l'eau, etc) : ça remet bien des choses en place! »

 

Par Stephanie Bochard - Publié dans : Le maternage
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /Mai /2007 08:30

2. "nos idées pour s'en passer": de la théorie à la pratique:

 

Pour démarrer, un extrait de chat entre Edwige Antier et des parents sur le thème “les enfants turbulents”

 

Pensez-vous que les punitions (expliquées et justifiées) puissent aider à "recadrer" un enfant très turbulent?

 

Edwige Antier: Certainement pas. Au contraire, soit elles aggravent la turbulence car elles endurcissent l'enfant, qui prend l'habitude de vous braver, soit elles l'éteignent et le transforment en un enfant trop soumis qui perd de sa curiosité. Jusqu'à l'âge de 7 ans, lorsque vous voulez appliquer la punition, l'enfant ne sait déjà plus pourquoi il a voulu transgresser. Il se culpabilise et entre dans le profil de l'"affreux jojo".

 

Quelle solution autre qu'une punition pour recadrer un enfant qui a mordu ou tapé un copain? Une mise à l'écart temporaire le temps de se calmer, des excuses à la victime?

 

Edwige Antier: La punition, je l'ai dit : jamais ! De toute façon, il recommencera. Les excuses à la victime, c'est surréaliste. Ça humilie et n'a aucun effet car l'enfant ne comprend pas pourquoi il a eu cette pulsion. La mise à l'écart – les Américains disent "time out" –  est une bonne solution si elle n'est pas pratiquée sur le mode de la punition. L'idéal est que le parent et l'enfant fassent pour chacun d'eux "time out". Par exemple: tu vas dans ta chambre, voire dans ton lit, voilà des jouets, et moi je prends le journal, Le Monde peut-être, et je vais m'allonger sur mon lit. Chacun se fait du bien, mais chacun de son côté. Et on se revoit quand maman – qui a été fatiguée par l'agressivité – va mieux.

 

Laurence: L'absence totale de punition ne nous conduit-elle pas à la permissivité, et au laxisme, responsable a priori de bien des maux?

 

Edwige Antier: Remarquez que mon livre, qui redonne l'ABC que nous a livré Françoise Dolto, a pour sous-titre "Tout comprendre, pas tout permettre". Je ne suis absolument pas pour le laxisme. Mais les punitions exacerbent la violence. Comprendre l'enfant, c'est savoir répondre à ses problèmes pour ne pas susciter l'agressivité. Il faut beaucoup de respect, pas du laxisme.

 

Mateo: Ne faut-il pas voir dans l'augmentation de ces comportements une corrélation avec une certaine violence parents/enfants, les parents ne sachant plus donner de limites à leur progéniture?

 

Edwige Antier: Vous me faites très peur. Car ce discours invoquant la nécessité de mettre des limites conduit les parents qui ont été en extase devant ce bébé qui est une "personne" à faire, à partir d'un an à 18 mois, un virage à 180° dès lors que l'enfant explore le monde, pour lui taper sur la main dès qu'il est en investigation. C'est le trahir, c'est trahir votre admiration du début et dès lors, il perd confiance dans le guide que vous devez être. La mise de limites doit commencer avec l'"âge de raison", autour de 7 ans, quand il est capable d'un raisonnement abstrait. Avant, c'est un accompagnement. Vous devez accompagner chaque découverte pour lui en donner le sens et transmettre vos valeurs.

 

Caroline: Face à une enfant de 2 ans qui frappe ses parents (non agressifs) quand ils le contrarient, quelle attitude faut-il avoir?

 

Edwige Antier: Cette question se pose très fréquemment, car à 2 ans, les enfants frappent ou mordent. Or une maman, c'est sacré. Un papa aussi. Si l'enfant le fait, c'est parce que vous en avez ri, ou vous avez voulu répondre sur le même registre: crier et parfois même mordre en retour. Dans tous les cas, l'enfant retient que c'est un mode de communication. Ce qu'il faut faire, dès qu'il esquisse le geste, c'est immédiatement lui proposer autre chose: un jouet, la boîte à boutons, et détourner son attention. Il retient qu'on n'échange pas ainsi. S'il en est déjà à vous braver, vous vous reportez au "time out" dont nous avons parlé plus tôt.

 

Josette: Croyez-vous en ce fameux "retour de l'autorité" prôné par certains psychanalystes? Ne pensez-vous pas que donner la parole à l'enfant au sein de la famille, c'est également instaurer une plus grande "démocratie familiale"?

 

Edwige Antier: Le problème de la parole est que parfois les parents se dissolvent en négociations interminables, et l'enfant prend l'habitude de tout discuter. Françoise Dolto ne disait pas: il faut tout dire à l'enfant, mais disait: il faut dire les vérités "qui le concernent". C'est-à-dire les choses existentielles – est-ce qu'on l'a désiré? Est-ce qu'on voulait bien une fille? –, mais pas les mille et une petites choses de la vie dans lesquelles les parents s'engluent à force de suppliques aujourd'hui. Donc il ne veut pas prendre son bain: je te comprends, mais je suis désolée, c'est comme ça, alors on le fait, et vite!

 

Geraldine: Que faire face à un enfant qui hurle quand il est contrarié? J'essaie de rester très calme et expliquer que crier n'est pas une solution. J'applique déjà la méthode du "time out", mais cela ne semble pas marcher.

 

Edwige Antier: Il faut comprendre que jusqu'à 5 ans, la partie corticale du cerveau mûrit assez rapidement, permettant le développement du langage et d'une intelligence de plus en plus rationnelle. Alors vous croyez pouvoir raisonner votre enfant. Mais dans les zones profondes du cerveau, la zone qu'on appelle limbique est le centre de l'humeur, qui permet de réguler nos humeurs. Cette zone est très immature jusqu'à 5 ans. Plus vous expliquez, plus l'enfant est débordé par son émotion. Il ne sait plus pourquoi. Il vaut mieux lui dire: tu es fatigué, c'est pas grave. Et rassurez-vous, ça va passer.

 

Par Stephanie Bochard - Publié dans : Le maternage
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /Mai /2007 08:00

Pour nous motiver à ne pas craquer sur la fessée, nous nous disons:

 

- Qu’on peut très bien "donner des limites" à nos enfants sans avoir à les taper pour les convaincre: ce n'est pas parce qu'on ne donne pas de fessée qu'on doit tout permettre! Il y a d'autres moyens pour dire non, c'est tout.

 

- nos enfants qui reçoivent des fessées doivent penser que "quand on est adulte on a le droit de taper", ou encore "quand on est vraiment plus fort et qu'on a raison, on a le droit de taper?” alors que ce n'est pas ce que nous avons envie de leur apprendre...

 

- au contraire, on a envie que nos enfants apprennent que ce n'est pas bien de taper, surtout un plus petit que soi, parce que c'est lâche... et pour ça, on devrait commencer par montrer l'exemple.

 

- "obéir aux règles pour éviter la fessée", c'est le degré 0 dans la hiérarchie du développement moral (établie par L Kohlberg, le degré le plus haut consistant à "obéir aux règles parce qu'elles sont justes et bonnes").

 

- On se rend compte aussi que nos aînés tapent parfois leurs petits frères quand ils font des bêtises et là on les gronde alors qu’ils ne font que reproduire ce qu’ils nous ont vu faire.

 

- il y a des Mamans qui se passent très bien de la fessée depuis des années (et dont les enfants ne sont, au départ, pas plus sages que les nôtres, mais à l’arrivée si).

 

- il y a des pays où donner des fessées est aussi archaïque que de sortir un martinet chez nous

 

- après quelques semaines sans fessées on est vraiment fières, on se rend compte que ce n'était pas si compliqué, et nos enfants ne sont pas plus difficiles qu'avant, voire beaucoup moins!

 

 

 

Dans les cas où l'enfant nous provoque de manière inacceptable, nous "cherche", la fessée est la plus mauvaise des réponses. La seule bonne réponse à la provocation, à la conduite inacceptable, est une conduite qui montre l'exemple.

 

La réponse « adulte » de la part de l'adulte est une conduite qui tient compte du fait que l'enfant est un enfant, qu'il est immature et doit encore apprendre à se contrôler, à se bien comporter, et que la meilleure manière de lui apprendre à bien se comporter, c'est de lui MONTRER comment on fait, et pas seulement le lui dire.

 

Or se laisser emporter par la colère, utiliser la violence comme arme de conviction, c'est justement ce que j'essaie de leur apprendre à ne pas faire. Même quand sa petite soeur est odieuse avec lui, je ne veux pas que mon fils lui envoie une baffe: donc quand il est odieux avec moi, je ne veux pas le taper. Jamais. Je veux qu'il sache que c'est inacceptable d'être odieux, je veux qu'il comprenne pourquoi c'est inacceptable, ce que je ressens quand il est odieux. Je veux qu'il répare ses bêtises et qu'il les assume... mais sans utiliser de violence, ni physique, ni verbale ».

 

Par Stephanie Bochard - Publié dans : Le maternage
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /Avr /2007 08:02

Le maternage, c’est une forme d’éducation non-violente, qui prône le respect des enfants (ce qui ne signifie pas leur laisser faire ce qu’ils veulent). Je l’ai adopté sans savoir comment ça s’appelait, mais j’ai envie de vous le faire partager.

Comme introduction, des extraits d’un dialogue sur un forum auquel je participe régulièrement :

Lune : moi je ne trouve pas les punitions soient humiliantes
bien sur faut pas non plus se comporter comme un tyran  
si l'enfant refuse d'obéir , il doit savoir qu'il sera obligé d'obéir ...
moi je ne veux pas que mon enfant me mène par le bout du nez et cela ne risque pas d'arriver ...
il doit avoir des limites et surtout il doit savoir que c'est maman et papa qui sont les chefs dans la maison  
d'ailleurs je n'aime pas la désobéissance et les caprices...ou qu'il ait l'audace de lever la main sur sa maman ...
bien sur c'est mieux de leur parler calmement mais parfois il faut utiliser d'autres moyens ..  
une anecdote :  
j'étais avec mon amie et son fils en mini promenade  
et le petit garçon a dit méchante maman et a levé la main sur sa maman
elle lui a d'abord dit qu'il ne pouvait pas mais il a recommencé 2 fois alors elle a coupé une petite branche et elle a tapé très léger sur les mollets pour qu'il ne recommence pas (manquer de respect)
puis elle m'a dit je suis désolé, mais .. oh mais j'ai dit qu'il lui devait le respect et que je n'étais pas contre car il devait obéir... je trouvais cela normal...
je ne suis pas contre les coups mais il doit savoir qu'il n'est pas le roi et ne le sera jamais ...

Moi: moi je pensais comme toi... avant d'avaoir des enfant! Puis Vincent est arrivé, il a dormi sur moi les 3 jours à la clinique... non par conviction sinon que parce que moi j'en avais besoin... on est rentré à la maison et il a commencé a avoir des colliques... il pleurait le soir, sans que l'on sache ce qui lui arrivait et pas mal de gens m'ont dit "laisse-le pleurer, ça lui fera les poumons, ça lui apprendra qu'il faut qu'il dorme, etc". Moi je ne pouvais pas parce que je sentais qu'il souffrait mais il était plus tranquile quand il dormait sur mon ventre... les colliques sont passées, et Vincent a dormi dans son lit, ce qui m'a bien montré qu'il ne m'aurait servi à rien de le laisser pleurer. En grandissant, il s'est avéré un petit garçon avec pas mal de caractère (comme ses parents, GP, AGP, etc...) mais d'une grande générosité. Très tôt j'ai pris l'habitude de ne pas lui dire non à tout, parce que j'estime que les enfants doivent découvrir le monde, et que tant que ça ne les mets pas en danger, je ne vois pas le problème: quand il voulait jouer avec mon téléphone portable, je le lui passais en lui disant qu'il fasse attention parce que c'est fragile, et il ne me l'a jamais cassé. Il y a pourtant des choses interdites, il les connait. Les quelques fois où je lui ai mis une fessée, je me suis sentie mal, parce qu'en fait c'était une façon de décharger ma colère, mais en aucune manière de lui apprendre pourquoi il ne fallait pas le faire. J'ai donc commencé à essayer d'autres techniques: les punitions avec lui sont totallement inefficaces mais j'ai découvert qu'étant un petit garçon très autonome, en le responsabilisant ça marchait assez bien... l'humour aussi. Donc j'ai laissé les fessées avec beaucoup de plaisir, et Vincent me respecte non parce qu'il est obligé, mais parce que moi je le respecte, comme un être humain, comme je le ferais avec un adulte, en écoutant ses désirs (ce qui ne veut pas dire qu'il a tout ce qu'il demande), ses peurs (le role principal de la maman étant de les rassurer), ses joies et ses peines. Il n'est pas le roi à la maison, il n'y en a d'ailleurs pas, nous sommes une communauté de 4 êtres humains, qui ont leurs règles comme dans n'importe quelle société, leurs devoirs et leurs droits.

Kcénia: Lune, toi t'apprécie quand une interdiction de ton patron t'es expliquée, et pas juste "c'est comme ça, pas autrement". T'apprécie qu'en cas d'erreur, de mauvaise manip tu puisses en discuter plutot que de te prendre une baffe (ou d'en filer une, mais là c'est plutot l'autre qui apprécie). T'apprécie que les autres comprennent que tu peux être fatiguée/ne pas avoir entendu/avoir la tête ailleurs. T'apprécie que lorsqu'on t'as filé des consignes en chinois, quelqu'un se rende compte que c'est normal que tu n'aies rien pigé. T'apprécie qu'en cas de désaccord il y ai une discussion possible, et pas juste un "c'est moi le chef" (ou alors, tu souffre que justement ce ne n'est pas le cas).
Tu comprendrais pas qu'une sanction soit physique plutot qu'autre quand sanction il y a (défaut de ceinture en voiture? 1 pt - 9 coups de batons, et pleurez pas madame, yavékapa, sinon ce serait des coups en plus)
Tu va rire... les enfants, c'est pareil

 

 

Une métaphore qui me semble assez parlante :

Pour prendre une métaphore que j'aime bien, on peut se dire que l'enfant est comme une casserole sur le feu: quand ça commence à bouillir et éclabousser au dehors, il y a des gens qui vont conseillent de "mettre un couvercle et de le maintenir". Là, on pourra se dire "chouette, ça marche, ça n'éclabousse plus!"... mais on se rendra vite compte qu'au bout d'un certain temps ça crame au fond de la casserole, mais on ne le voyait pas, à cause du couvercle. Alors on se rend compte qu'il aurait fallu baisser le feu, bien laisser s'échapper la vapeur et non essayer de la contenir dans la casserole, et même cuire à feu plus doux la prochaine fois, mettre plus de matière grasse au fond...

Pour la fessée (et les punitions) c'est pareil: ça marche, ça "n'éclabousse plus", mais on ne résout rien. On n'essaie pas de comprendre pourquoi ça bout, on n'apprend pas à l'enfant comment et pourquoi il faut bien se conduire, on lui apprend uniquement à obéir sous la contrainte. Et quand ça bout à l'intérieur, quand à l'adolescence ça a attaché au fond... c'est dur de nettoyer la "casserole".

Pour ceux qui seraient intéressés :

Bibliographie

  • "Au coeur des emotions de l'enfant" d'Isabelle Filiozat
  • "Mon bebe comprend tout" de Solter
  • "Parents efficaces", "Parents efficaces au quotidien", et "Eduquer sans punir", Thomas Gordon  
  • "Poser des limites a son enfant et le respecter", Catherine Dunonteil-Kremer,  Editions Jouvence
  • "Parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent", Adele Faber, Elaine Mazlish, Editions Relations Plus, Inc.  
  • "C'est pour ton bien" Alice Miller, Aubier, 1985
  • "Bébé Yogi" de Sophie Dumoutet

Par Stephanie Bochard - Publié dans : Le maternage
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